52 000 titres piratés en une semaine : voilà l’ampleur du marché souterrain que certains forums alimentent encore, même quand partout ailleurs, la tendance s’inverse. Les chiffres détonnent, mais derrière l’écran, ce sont des artistes qui paient le prix fort. Abandonner les plateformes de partage illicite comme VeryLeaks, c’est refuser que la création soit bradée au rabais du clic anonyme.
VeryLeaks : quand l’accès gratuit à la musique questionne notre rapport aux artistes
VeryLeaks n’a rien d’un simple forum : c’est une véritable plaque tournante pour le partage illégal de musique. La promesse d’un accès sans frais séduit, bien sûr. Mais qu’on ne s’y trompe pas : chaque téléchargement, aussi anodin semble-t-il, prive les artistes de leur juste retour. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la multiplication de ces pratiques fragilise les indépendants, réduit la marge des labels et rend la vie de la filière musicale plus précaire.
Un fichier piraté, c’est une part de revenu envolée. Pour beaucoup, la réalité est brutale : impossible de vivre de leur art, de financer un prochain album ou même de continuer à créer. Et il ne s’agit pas seulement d’argent. Derrière la question des droits, il y a un écosystème entier à préserver : produire, diffuser, être rémunéré, puis recommencer. Ce cercle, vital pour la diversité culturelle, se grippe dès lors que la consommation sans contrepartie devient une habitude généralisée.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Les artistes, les professionnels de la culture, mais aussi les influenceurs, se mobilisent et prennent la parole. Leur manifeste, signé par des noms comme Carmeline, So La Lune, Keny Arkana, DJ Hamida ou Volodia, met la pression : il est temps de modifier nos usages. Ces créateurs ne réclament pas la charité, mais une reconnaissance concrète qui passe par d’autres choix : privilégier le streaming légal, acheter les albums directement, participer aux campagnes de financement.
Pour mieux comprendre, voici ce qui se joue derrière ces pratiques :
- L’essor du piratage fragilise la vitalité et la diversité de la scène musicale.
- Les plateformes de streaming légales représentent un compromis accessible, tout en respectant les droits des créateurs.
- Le soutien direct reste la meilleure manière de maintenir un secteur créatif vivant et éclectique.
Soutenir les créateurs, c’est aussi donner du sens à nos écoutes
Écouter un morceau, ce n’est pas un geste neutre. À chaque lecture, on pose un choix : soutenir, ou non, celles et ceux qui font exister la musique. Les artistes, qu’ils soient figures indépendantes ou têtes d’affiche, ne cessent de rappeler que la diffusion illégale fragilise tout un secteur. S’engager à leurs côtés, c’est reconnaître la force de leur démarche, la portée de leur message, et permettre à la diversité artistique de perdurer.
Refuser de céder à la facilité du piratage, c’est également choisir d’affirmer que les droits d’auteur ne sont pas négociables. C’est donner une chance à une scène musicale qui ne se contente pas de divertir, mais qui porte des combats, des espoirs, des solidarités. Beaucoup des signataires du manifeste, Carmeline, Keny Arkana, So La Lune, DJ Hamida, lient leur musique à des causes sociales et humaines. Pour eux, une écoute responsable s’inscrit dans une démarche de respect, de mémoire, d’engagement.
Voici comment agir concrètement pour faire évoluer la donne :
- Consommation responsable : choisir le streaming légal, acheter directement auprès des artistes, participer à des campagnes de financement collectif.
- Respect des droits humains : privilégier l’écoute d’artistes engagés, qui prennent position sur des enjeux de société.
- Engagement citoyen : faire de chaque choix musical un soutien actif à des valeurs et à des combats qui dépassent le simple plaisir d’écoute.
La musique n’existe jamais à l’écart du monde. Elle vibre avec l’actualité, interroge notre époque, traverse frontières et conflits. Soutenir les créateurs, c’est refuser de laisser le silence s’installer là où devrait résonner la diversité des voix. Le choix, au fond, est simple : quelle trace voulons-nous laisser dans le paysage musical de demain ?



